Et chez vous, comment ça se passe?

Je suis épatée.

Cet article sur les chemises d’hôpital, il est venu d’une réaction émotionnelle, pas d’une longue réflexion sur l’état des lieux à l’hôpital.

Je savais qu’on était plusieurs à être agacés par ces chemises laissant voir les fesses des patients. C’était frustrant, cette impression de ne rien pouvoir y faire… alors après l’avoir dit sur le ton de la boutade, j’ai fini par la lancer, la pétition.

Et ça a pris au-delà de mes espérances. Entreprise collective, qui a trouvé un bel écho. La pétition a commencé à rassembler du monde, plus de 2000 personnes à l’heure où j’écris ce petit mot.

D’où l’épatage dont je parlais au début. Un sincère remerciement à tous ceux qui ont relayé l’info, qui ont signé, qui ont laissé des commentaires.

Deuxième effet Kiss Cool, il y a aussi eu des critiques.

« Cette affaire de chemises d’hôpital, ce n’est pas le principal problème du système de santé, ni des patients, ni des hôpitaux. » C’est certain, rien à dire là-dessus. C’est un détail qui peut être choquant, mais c’est un détail. Moi aussi, à choisir, je préfère avoir les fesses à l’air et être bien soignée, plutôt qu’avoir une chemise plus longue et mieux fermée et des soins de moins bonne qualité.

Mais il y a aussi eu tout un tas de variantes sur le thème « Ça ne concerne que quelques services dans quelques hôpitaux« , ou « Ce n’est que pour les gens qui arrivent sans leurs affaires« .

Et là, je suis moins convaincue.
Peut-être que mes patients et moi, on n’a vraiment pas de chance, et qu’on habite dans le seul endroit de France où la majorité des services utilisent ces chemises.
Peut-être qu’après tout, on s’énerve pour rien, et que ces chemises ouvertes aux fesses sont déjà des modèles en voie de disparition.

Comment ça se passe, dans « votre » hôpital, celui où vous êtes passé récemment en tant que patient ou visiteur, ou celui où vous travaillez? Quelles tenues sont proposées aux patients?

Si vous le souhaitez, si vous avez deux minutes, vous pouvez répondre à cette question par ici: Enquête – Quelle chemise d’hôpital dans quel établissement?

A nous tous, on doit pouvoir faire un état des lieux.
Promis, quand j’ai les résultats, je vous dessine une carte de France des fesses à l’air ou fesses couvertes!

Edit : En attendant la carte de France façon carte météo, vous pouvez déjà jeter un coup d’oeil sur les résultats du sondage sous forme d’un joli tableau excel.

Edit 2 : poursuite de la réflexion par ici : Maltraitance des soignants, maltraitance des patients.

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67 réflexions au sujet de « Et chez vous, comment ça se passe? »

  1. tout le monde choisirait d’être bien soigné les fesses à l’air.
    Mais la question est mal posée : peut on bien soigner les patients dont on ne respecte pas la dignité ?

  2. N’empêche que ce tout petit problème non résolu serait tellement simple à résoudre qu’on se demande comment on va bien pouvoir résoudre les gros problèmes…. Et ceux qui disent qu’il n’ y a que dans certains hôpitaux que ça existe ou seulement pour les gens qui n’ont pas d’affaire n’ont jamais été hospitalisés c’est pas possible, la blouse fesse à l’air on y a forcement droit à un moment ou un autre au cours une hospit.

    • Woui! ma mère (92ans, affectée d’un syndrôme de type Alzeimer) a été hospitalisée en mai dernier pour une fracture du col du fémur le jeudi précédent la pentecôte à l’Hôpital de Lagny. Elle a passé 6 jours en attendant que l’on daigne l’opérer dans cette tenue si seyante. Je passe sur les détails annexes (pour la faire opérer, la faire manger…). Nous signons des deux mains cette pétition. La blouse en question, techniquement, il suffit de la revêtir juste avant d’aller au bloc, si on n’est pas en hospitalisation d’urgence, non?

  3. je crois avoir laissé ailleurs cette histoire qui date du début de mon installation : j’avais accepté de voir en urgence une dame âgée hospitalisée. l’ambulance a déposé la mamie avec perfusion et chemise ouverte dans ma salle d’attente et mon cabinet se trouve dans une rue commerçante !
    j’ai hurlé auprès du personnel de l’hopital et ils ont été très étonnés et n’ont pas compris où était le problème !

  4. Je pense que des vêtements adaptés au cas du malade doivent être utilisés. Pas un modèle mais plusieurs suivant la nécessité. Les fesses a l’air ne sont pas humiliants seulement pour le malade mais aussi pour ses proches et ses éventuels voisins de chambre.

    • Absolument… comme pour cette amie à la maternité qui s’est retrouvée, attifée d’une telle chemise, à partager la chambre avec une autre personne. Et surtout à tenter de pas montrer ses fesses au compagnon de l’autre personne qui était là en permanence (bon courage pour aller au toilette avec un ventre énorme et une micro chemise – il faut bien raser les murs).

  5. Tombée par hasard sur un article qui parle de cette pétition, je m’y penche d’un peu plus près… et je signe !
    Je suis soignante, et soignée-hospitalisée parfois aussi…. ce qui est décrit me parle ! tellement juste et trop « banal »…. le respect de la pudeur, on nous en serine les oreilles pendant nos études… mais le résultat n’est pas toujours là dans la réalité professionnelle… quel dommage !
    bravo pour cette initiative !

  6. Hâte surtout de voir le résultat de l’enquête. Faudrait la faire tourner avec la pétition pour qu’elle soit remplit, faudrait même tenter de la faire remplir par divers services dans divers hôptiaux dans divers départements… Là on aurait véritablement une réponse pour les « pour » et « contre » à cette pétition.

    • Honnêtement j’avais ma propre vision de mon propre service à qui ce genre de problème de blouse n’est pas présent (non pas qu’on l’ignore mais on ne leur met pas de chemise à part pour ceux qui ont subitement une hyperthermie et qu’on perfuse, bla bla).
      Mais j’ai bien envie d’aller plus loin avec les patients et leur demandant si durant leur dernière hospi et avant de venir chez nous (je travaille en convalescence cancéro), ils ont eu des soucis avec des chemises et je ferais bien tourner ce questionnaire… A voir 🙂

    • A mon avis il ne peut y avoir de « contre » que pour quelques irréductibles de la chemise a bon marché. Le coté pratique ne peut même plus être invoqué lorsque le patient peut se lever et marcher. Comme je l’ai dit plus haut, plusieurs sortes de vêtements de convalescences devraient être proposés afin de pouvoir répondre aux besoins de chacun. Vous ne trouverez de « contre » que dans la sphère économique du système.

  7. JE SUIS DE TOUT COEUR AVEC VOUS JE SUIS INFIRMIERE ET JE NE SUPPORTE PAS CE MANQUE DE PUDEUR LA CHEMISE D OP COMME ON DIT N EST PAS NECESSAIRE POUR TOUS LES SOINS MAIS LA PUDEUR FAIT PARTIE DE NOTRE DEVOIR INFIRMIERE ET PATIENTE IL Y A MOINS DE DEUX MOIS
    LA HONTE POUR NOTRE PROFESSION

  8. La chemise, c’est un début, mais il faut voir plus grand et réclamer la suppression des chambres à deux lits, voire trois en période d’affluence hospitalière…

  9. Mon fils de 8 ans était hospitalisé pour la journée dans une chambre à trois lits. Heureusement, j’étais restée auprès de lui.
    Dans l’attente d’une petite intervention, il se lève, avec la fameuse chemise, pour aller aux toilettes.
    Là je vois son voisin de lit entre 55-60 ans ,d’origine maghrébine, très désagréable auparavant avec une infirmière aimable, se redresser et suivre avec des yeux exorbités l’entrebâillement du vêtement.
    J’ai eu un haut le cœur en imaginant ce qui aurait pu se passer, si je n’avais pas été là.

    • Vous êtes super grave !!! Que vient faire la mention de l’origine ethnique de cette personne ? et surtout comment pouvez vous ignorer que l’exposition de la nudité est absolument taboue dans cette culture ? Le pauvre homme a probablement halluciné que vous n’ayez pas daigné recouvrir votre bambin avant de le laisser aller aux toilettes.
      C’est fou quand même, sur un thread dédié au respect de la personne, vous réussissez à exhiber non seulement du racisme mais aussi une paranoïa délirante sur un pédophile potentiel. « Un arabe en plus. »..
      J’hallucine…

      • Djamé, vous avez raison, et j’espère qu’il s’agit « seulement » d’un gros malentendu culturel entre Provence et ce monsieur. Il ne faut pas toujours voir le mal partout… Mais nous sommes tellement abreuvés de faits divers sordides, qu’on finit pas devenir parano…

    • Votre témoignage sur l’origine magrébine du patient est de trop.L’attitude de ce patient était vraiment gênante, je vous l’accorde.Face à la découverte involontaire de la nudité d’un patient dans une même chambre ,mieux vaut par respect détourner son regard.Mais de là a décrire l’origine éthnique de ce voisin désagréable, j’ai vraiment du mal a vous suivre sur ce coup là .

  10. Bonjour,

    Super initiative cette pétition.J’ai signé et je partage autour de moi.
    J’avoue que lors de ma dernière hospitalisation en avril 2012 à Paris ,j’étais stressée à l’hôpital quand j’ai vu cette blouse infâme de quelques millimètres d’épaisseur posée sur le lit .Elle s’ouvrait par derrière ,les fils légers pour la maintenir ne servaient à rien puisque la blouse ne couvrait pas bien par derrière! .J’étais furieuse après l’avoir enfilée et je tremblais de froid .L’infirmière m’a demandé si j’étais stressée ,elle était loin de s’imaginer la cause principale de mon stress : cette blouse inadaptée toute fine et non couvrante . La seule solution,bien me couvrir sous le drap d’hôpital et ne plus bouger .J’en garde un mauvais souvenir,heureusement que j’avais le drap d’hôpital pour arriver jusqu’au bloc opératoire .Après une intervention sous anesthésie locale ,de retour du bloc ,l’infirmière n’a pas voulu que je me rhabille de suite.Il fallait pourtant que j’aille aux toilettes à l’extérieur de la chambre , hors de question de sortir dans les couloirs avec cette « feuille de papier  » :-).Je me suis donc couverte malgré les consignes de l’infirmière .

  11. LA fameuse chemise. Ce n’est à mon sens que la partie émergée de l’iceberg. En fait, en tant que soignants, on a tellement l’habitude de la nudité qu’on ne la voit plus. Mais, petite question, si on ne voit plus la nudité voit- on le patient derrière elle? Rien n’est moins sur. Nous voyons des pathologies, des embêtements.
    Petite anecdote. Mme X vient consulter pour metrorragies

    • Désolée fausse manip je poursuis. Metrorragies donc, dans un contexte de fausse couche. Doc arrive, ronchon et fatigué par une garde chargée. Il fait l’écho endovaginale sans rien dire sans recouvrir la patiente, ne pensant qu’à l’image, sans penser au geste si impudique. Doc anesth’ arrive, fatigue et presse, son programme de bloc est charge. Vite, faire la consult, voir si on peut caser le curetage entre 2 inter… Et nous voilà, avec Mme X pleurant, les fesses vraiment très à l’air avec une sonde d’écho dans le vagin et un gyneco ronchon et un anesth croisant les bras au pied du lit attendant la fin de l’écho sans songer à au moins se tourner et une sage-femme essayant de choper un drap pour recouvrir la patiente et lui expliquant ce qu’on lui faisait et ce qui allait lui arriver, présentant ces messieurs qui avaient omis de le faire, etc… Cette consult m’a marquée et je songe sérieusement à travailler sur la question depuis, en me demandant si faire réaliser à tout une équipe que nous ne faisons pas de la médecine vétérinaire ( je suis persuadée par ailleurs que nos toutous ont le droit parfois à plus d’égards) n’est pas un trop gros challenge.

    • Moi j’ai dû subir une apendicite en urgence il y a quelques années, on m’a laissé avoir mon pyjama personnel, mais on m’a demandé, dans la salle pré opératoire de me dénuder complètement alors qu’il y avait d’autres malades (et notamment des hommes) dans les lits voisins et quand je l’ai fait remarquer à l’infirmière, elle m’a rétorqué qu’il ne fallait pas m’en préoccuper. Au final, je me suis déshabillée en tentant de me cacher avec les draps. C’était la honte !!!

  12. cher collegue .

    Etant ophtalmo il me semblait aberrant de mettre a poil mes patients souvent agés;pour une intervention sur l »oeil ou les paupieres.
    Depuis 3 ans nous munissons tous les patients  » Ophta » a l ‘ambulatoire ou dans les étages d’un pyjama de bloc Papier a usage unique ;POUR LES 5.8% de patients qui RESTENT UNE NUIT il LEUR SERT de vetement de nuit.Peut etre aussi de souvenir??

    Tres démocratique ceux sont les meme que ceux du personnel soignant.

    A titre Perso j ai lutté pour garder mon caleçon au bloc voici un dizaine d’année pour un fracture du poignet….
    Par contre j ai connu l’exhibitionnisme forcé pour une coro a titre personnel d ‘ou le passage tres rapide aux pyjama pour mes patients ensuite.
    Bien confrafraternellement Nonoeil.
    Ps cout Ridicule proche de 1 Euro la tenue……..

    • Un professionnel de santé qui lutte pour garder son caleçon au bloc ??? c’est une blague ??
      Vous devriez consulter une infirmière hygiéniste dans le CHU le plus proche de chez vous au plus vite, elle vous enseignerais le BABA de la stérilisation au bloc et les problèmes de maladies nosocomiales.
      Non mais sans déconner… !!!

  13. Merci pour cette initiative. Bien sûr que ce « petit » problème n’est pas le plus grave à l’hôpital. Mais sans nul doute, une réflexion sur ce sujet en amènera bien d’autres sur le respect de la dignité des patients ! Par exemple, lors de mon hospitalisation suite à mon accouchement, j’étais extrêmement choquée et mal à l’aise que l’auscultation de la sage-femme se fasse dans la chambre sans confidentialité ni intimité car une autre personne est présente, certes jeune maman également, mais ce n’est pas une raison suffisante pour un tel attentat à la pudeur et à la dignité. Comment évoquer des sujets aussi intimes et nouer une relation de confiance patient / soignant avec une tierce personne au milieu ? Et j’imagine que pour les vrais malades (car l’accouchement n’est pas une maladie !) cela doit être tout autant difficile de s’exprimer, de poser des questions, etc … alors qu’une personne complètement étrangère est là à côté.
    Et, rêvons un peu, peut-être que cela pourrait amener le personnel soignant et non-soignant à réfléchir à la manière de considérer la personne cachée derrière la maladie, de respecter son corps… et peut-être envisager simplement d’appliquer quelques notions de savoir vivre : lorsqu’on rencontre une nouvelle personne il est d’usage courant (à l’extérieur de l’hôpital, alors pourquoi ne pas continuer à l’appliquer aussi quand on franchit son enceinte) de lui dire bonjour, de se présenter – je suis Dr XXX, l’infirmière XXXX, l’aide-soignante XXX, l’agent d’entretien XXXX, je viens pour vous ausculter, faire tel soin, procéder au nettoyage de votre chambre- … bref, de créer un vrai rapport humain respectueux. Une utopie sans doute, mais il faut bien rêver un peu !!!

    • J’ai posté plus bas sur mon expérience récente des chemises. Pas de souci là dessus dans la clinique. En revanche oui j’ai été très gênée par la chambre double moins pour les soins que pour la parole. Opérée d’une hystérectomie par voie haute j’ai eu différents soins porte ouverte (bon c’est le matin il n’y a que du personnel médical pas de visiteurs ….), draps rabattus avec effectivement la voisine à côté ; pas super agréable mais habituée à des contextes rudes (navigation en haute mer sur bateaux sans Sdb souvent seule
      femme, randonnées avec refuges sommaires et dortoirs collectifs) je n’y fais pas trop attention (mais je comprend qu’on ne soit pas à l’aise).
      Par contre quand le chirurgien vient me voir la veille de l’opération et que c’est
      le seul moment où je peux lui dire que non je ne veux pas qu’il m’enlève les ovaires la présence d’un voisine âgée dans la chambre et de ses enfants me gêne (oui le chir/gynéco passe la plupart du temps le soir après ses consultations ou le bloc) j’ai déjà du mal à lui dire simplement ça et il est obligé de me tirer les vers du nez pour savoir pourquoi ; mes raisons sont très personnelles et pas forcément imaginables ni rationnelles pour un médecin et là dans ce contexte je suis incapable de lui donner ces explications. J’arrive à peine à articuler que je ne veux pas du changement brutal que cela va occasionner… c’est trop intime et personnel et l’émotion est trop forte pour moi.
      Ma deuxième voisine de chambre elle, était bloquée pour aller aux toilettes de notre chambre…
      Mais il faut rester réaliste la chambre simple ce serait impensable trop couteux ; quelques petites améliorations à imaginer mais surtout un peu plus de moyens en personnel…. (cf ma prémédication oubliée voir plus bas!).

  14. Hop, j’ai diffusé l’enquête sur mon blog, je me suis inscrit à une formation sur l’éthique je dis non à la chemise ouverte au cul dans certains services mais au bloc oui… (désolé cela reste une question d’hygiène… Par contre, on doit respectez votre pudeur en vous enroulant dans un drap propre juste avant de monter sur le brancard).
    + sur http://www.idz.fr/la-porte-ouverte-aux-chemises-des-patients/

    Mais une fois qu’on aura tous signer la pétition, que va t’il se passer ? Là on est dans l’euphorie du buzz provoqué, des débats ouverts, etc mais après ?
    Commencez à dessiner des chemises adaptés les designers !

    • moi j ai pas signer c est qui qui va payer les chirurgiens avec leurs dépassement d honoraires ? vous croyer qu il y a pas d autre sujet en priorité a traiter heures sup pas payer rtt pas prit dégradation du personnel coût d une intervention et j en passe on n en n est pas mort de montrer ses fesses il faut arreter de s indigner pour des choses aussi futiles il y a des gents qui ont du temps a perdre avec leurs pétitions

      • C’est qui qui c’est con con c’est personne. Respectez la langue de Molière d’abord, après on pourra (peut etre) discuter. Ce n’est pas en faisant une revolution que les pbs à l’hopital rentreron dans l’ordre. commencons par les petites choses: le respect d’Autrui est un préalable absolu avant un quelconque soin. Et en particulier lorsque l’on est en contact de personnes vulnérables.
        Mais bon apparemment vous ne voyez que votre petit nombril à vous: argent, argent, argent…
        En fait non j’ai pas envie de discuter avec vous…

  15. Et ce matin, en page d’accueil de Yahoo: « Blouses à l’hopital, Marisol Touraine s’empare du problème »… Eh ben elle en a fait du chemin la petite pétition!!
    Bon, à mon avis ça ne veut pas forcément dire qu’il va y avoir une révolution, mais bon, au moins il y a déjà une réaction… On peut être optimiste…
    Sinon, c’est vrai que le plus simple c’est de prendre 2 blouse, une devant, une derrière, mais du coup ça fait 2 blouses par patient, et souvent les services n’en ont pas tant dans leur dotation… Déjà que des fois, certains sont obligés de rester avec une blouse sale, parce que  » on n’en a plus, la livraison de linge c’est pas avant demain! »
    Et s’il faut prévoir 2 fois plus de blouse, niveau budget, autant en prévoir une seule plus adaptée. Un genre de blouse façon cache coeur qui ferme sur le côté ça me semble être un bon compromis entre pudeur et praticité.

    • Formidable !!! on va pomper le budget déjà minable des hôpitaux pour acheter des blouses, et on paie comment le remplacement du matériel qui tombe en ruine ? les lits, les brancards, les chaises roulantes, les pieds à perfs, etc…

      Vous savez pourquoi il y a plus de scanner et d’irm en Turquie qu’en France ?
      Parce que la Turc qui veut passe un scan ou un IRM paie son examen, en France c’est la sécu ( moi, nous, vous)…et un exam de scan sans injection coûte au bas mot 250 euros.

      Mais on s’en fou, bientôt il n’y aura plus de sécu, plus d’examens « gratuits », mais pleins de nouvelles blouses….

  16. C’est vrai que ce sujet peut sembler accessoire, voire futile, mais la dignité, c’est parfois tout ce qu’il nous reste lorsque nous sommes malades et hospitalisés…

    A la fois patiente et médecin, et donc des deux côtés de la barrière depuis très longtemps, j’ai vécu à titre personnel de nombreuses situations traumatisantes au cours desquelles ma pudeur et ma dignité ont été mises à rude épreuve, ceci dès l’enfance, ce qui retentit sur ma vie personnelle.
    Je n’ai jamais pu supporter qu’à l’hôpital on ne respecte pas la dignité et la pudeur des patients et, pendant mes études, j’étais la première à les recouvrir lorsque on y attentait.
    Dans ma pratique de tous les jours, c’est une chose à laquelle j’ai toujours fait très attention.
    J’ai signé la pétition dès que je l’ai vue passer et je regrette de ne pas y avoir pensé la première !

    Beaucoup de commentaires ont souligné qu’il valait mieux être bien soigné et avoir les fesses à l’air que le contraire… Je ne vois pas pourquoi l’un empêcherait l’autre, et pourquoi il faudrait choisir entre la qualité des soins et le respect de la dignité des personnes qui me parait, à moi, être un élément indispensable de la qualité des soins !

  17. C est vrai que ce n est pas le seul problème mais il témoigne du peu de respect donne aux patients. En protocole fiv pendant des années , je me souviens encore m être retrouvée nue pendant un quart d heure dans une salle d échographie car le médecin a laisse la porte ouverte pour faire une consultation dans une autre pièce . La salle d écho était juste face à la salle d attente … Cela fait des années et ça me marque toujours autant …

  18. Il est vrai que dans les hôpitaux l’utilisation de la chemises malades est inapropriée.
    Cette chemise a normalement vocation à couvrir un malade pour la descente au bloc pour passer des examens en ambulatoire et non pour habiller le malade couché, et ce même si le patient a des effets personnels.
    cette dérive n’est pas à la demande du malade mais bien liée à certaines pratiques de soins : réflexion de certains soignants « c’est plus facile pour nous changer le malade !! » cela me laisse perplexe
    Ces soignants ont-ils une fois passé la nuit avec une chemise malade : tissus non souple, pression dans le dos et les fesses !!!
    Comment un soignant peut-il laisser déambuler un patient en chemise dans un couloir ? Comment peut il également le laisser partir en ambulance dans cette tenue ??
    Sans parler des patients de long séjour que l’on ne prend même plus la peine d’habiller !

  19. Whaou , pardon mais ça me dépasse !!!! Je travaille comme IDE depuis 10 ans ds un Chu sur le service de « pool » , ( je navigue sur plusieurs services) Je comprend que cette histoire de chemise peut choquer ..quoique en tant que soignant « bien traitant  » je pense faire attention a ne pas laisser mes patients les fesses à l air ….et on est nombreux ds ce cas là ….Ce qui m interpelle c est de voir qu un ministre va se pencher sur le « probleme !!!! » La dignite des patients hospitalisés est je pense une priorite pr bcp de soignants ….mais la priorite des ministres devraient etre de donner les moyens pr ça , certe la chemise est un début , quoique …elle est bien pratique pr des gens qui ne se mobilise pas du tout , elle est facile à enlever qd une réa doit etre debuter ….mais les problemes que l on rencontre ds les hopitaux …il y en a des bien plus important que ça !!!C est pas choquant que des soignants se retrouve à 3 pour faire manger 25 personnes ? c est pas choquant qu on soit 2 infirmiere pour 30 patients et par consequent imcapable d accompagner une personne en fin de vie ,de facon « correcte », et que dire des services de pédiatrie …les parents ne peuvent parfois meme pas resté la nuit pour accompagner leur enfant..par manque de place !!!!
    Ne vous meprenez pas , je ne remets pas du tt en cause votre reflexion sur la dignite des personnes hospitalisées , elle est necessaire et indispensable mais qd j ouvre la presse et que je vois en titre « la fin des blouses a l hopital  » je me dis que vraiment il ya de l energie à depenser ds des problemes plus graves …………..!!!

    • Merci !!!!
      je pensais être le seul … 🙂

      Ce qui me choque aussi en lisant les commentaires, c’est cette impression que le malade n’est pas respecté…
      c’est hallucinant que notre profession soit si peut reconnue.

  20. Bonjour,
    j’ai signé votre pétition. Je travaille chez les petits frères des Pauvres. Combien de personnes agées isolées se retrouvent à l’Hopital sans vêtements et laissée soit avec cette blouse, soit carrement nues sur leur lit dans leur chambre… Sans famille ni ami, ces personnes voient leur pudeur souvent complètement oubliée !
    Bravo pour votre initiative

  21. Bonjour,
    je suis infirmière de bloc opératoire, je me permet de répondre à votre initiative: supprimer la chemise d’hôpital fendue, initiative que je trouve tout simplement ridicule!
    Etes vous bien un professionnel de la santé? oui certes, mais il faudrait peut être vous rendre compte des besoins du terrain, qui diffèrent largement je crois de ceux de votre cabinet, les patients que vous faites déshabiller « au fur et à mesure » sont – ils grabataires, ou douloureux….comme dans un contexte de prise en charge hospitalière.
    Avez vous tenté de déshabiller ou mobiliser pour la toilette, un change, une personne alitée en fin de vie souffrant le martyre au moindre geste? (métastase osseuse)…. la chemise d’ hôpital trouve alors tout son sens…
    Et ce message d’ une personne dont la maman de 96 ans, avec une fracture du col, porte cette chemise, et qui trouve encore le moyen de critiquer: si les soignants lui avait mis un pantalon- pyjama ou une chemise de nuit avec sa fracture de hanche vous auriez encore trouvé le moyen de traiter les soignants de cinglés! comment lui enlever sans lui faire mal pour la mettre sur le bassin?
    Et cette angoisse en pré opératoire: oui les vêtements civils et surtout le slip sont INTERDITS au bloc opératoire, désolée pour vous tous, qu’il vous n’ en plaise, mais les germes en salle d’opération on les évite, ceci s’ appelle l’hygiène (je suis sûre que certains d’entre vous dorment sans culotte…). Je préfère personnellement arriver cul nu au bloc ( je l’ai vécu donc je sais ) mais être prise en charge dans des conditions d’ hygiène irréprochables. A choisir entre l’ infection ou le slip… Je vous invite à venir voir le niveau d’ incurie et l’ état des vêtements de certains patients aux urgences… je n’ ai personnellement pas le temps de vérifier l ‘état des culottes personnelles des patients arrivant au bloc pour savoir si elles sont propres, merci bien. De plus s’il plait a certains de porter leur propres vêtement à l’hôpital et de ramener les germes hospitaliers à leur domicile….
    Au fait Docteur, on fait comment en cas d’arrêt cardiaque (oui ca arrive à l’ hôpital) on s’amuse a enlever le pull, déboutonner la chemise, faire sauter le tricot du monsieur de 85 kg pour lui mettre les électrodes pour défibriller? non pas besoin il est déjà mort!.
    Avant de lancer vos conneries d’ initiatives (il suffit de mettre une chemise devant, une derrière pour cacher vos fesses!) refaites un stage à l’hosto!

    • Au vu de certains commentaires de personnel hospitalier (principalement ceux des blocs opératoires et associés) qu’il devraient réapprendre à lire et surtout à réfléchir.
      Un patient grabataire, un patient qui vient d’être admis suite a un accident, un patient récemment opéré est dans l’incapacité de se déplacer et a ce stade il ne me semble pas qu’on puisse le trouver cul nu dans les couloirs. Pourvu qu’il soit couvert dans son lit, je pense que le vêtement le plus pratique est cet attribut qui ne mérite pas le nom de vêtement. A partir du moment ou un patient est en possibilité de se déplacer, il devrait lui être attribué un vêtement digne de ce nom, ne fut ce que un peignoir large à attacher par le devant. Les vêtements personnels ne sont pas adaptés a des soins d’urgence en chambre mais expliquez moi comment un slip peut entraver la pose d’électrodes de défibrillation … le cœur est-il aussi bas chez certains patients. Dois-je vous rappeler que le mental joue un rôle important dans la guérison. Comment un malade peut il avoir un bon mental quand il est souffrant et qu’en plus son assistance le considère comme un simple animal dépourvu de pudeur. Quand au surcoût, il ne devrait pas dépasser les 10 euros par semaine. Personnels de bloc, essayez de redevenir humain en même temps que d’être des techniciens d’élite.

      • A partir du moment ou un patient peut se deplacer , n est dc plus en phase « critique » il peut egalement mettre ses vetements …et c est en general ce qui se passe ………..Et pour info je n aie jamais consisere un patient comme un animal ….Une IDE qui ne sait peut etre pas lire ou reflechir mais qui passe assez de temps à l hopital pour savoir qu on ne traite pas les patients comme du betail ……………

  22. au commencement il paraît satisfaisant d’être au propre et en sécurité aprés un accident, puis l’infirmière s’y retrouve avec les tubulures de perf, c’est ample, puis la descente au bloc donne cet accessoire comme obligatoire
    mais on se demande pourquoi se prêt à porter n’est pas remplacé quand c’est possible par du linge perso, certaines personnes âgées déboulent de leur environnement familial ou maison de retraîte et le vestiaire tarde et le linge sale d’entrée moisi dans un sac plastique

    cette irruption de la chemise pile ou face dans la chaleur de l’été et dans une actualité de braise, démontre que les fondamentaux se perdent, la possibilité de rester présentable quand tout va mal ou quand on est vulnérable n’est pas futile mais essentiel

  23. A parler des chemises il y a aussi les repas à l’hopital qui ne respectent pas la dignités des patients, vous qui aimez manger des bons produits, qui lorsque vous êtes malade aimeriez le bon plat de pates aldente qui vous rendrez un peu l’appétit, qui vous remontrez le moral ; vous vous retrouvez avec les pates ramolis avec l’huille qui brillent dessus le tout dans une barquettes en plastique et à peine chaud! au bout d’une semaine les fesses à l’air à manger ca et à supporter votre voisin insomniaque dans une chambre sans climatisation il y a de quoi se jetter par la fenetre mais ca n’arrive pas car les fenetres des hopitaux ne s’ouvrent pas!!!

    Donc le problème de la chemise d’hopital n’est qu’une facette d’un manque de respect de la dignité.

    On ne peut pas incriminer le personnel soignant, qui fait son son maximum.
    Bien souvent les chemises ouvertes aux fesses sont un outils pour nos chères aides soignantes qui font de leur mieu pour le confort de leurs 20 patients! En effets alité et très algique la toilette et le change est un calvère pour le patient et pour les aides soigantes qui de leurs petits bras doivent les mobiliser en douceur. Cette chemise limite les mouvements douleureux car très facile à mettre et enlever et en plus elle fait pas tout plein de plis dans le dos qui à force font mal.
    Ces chemises datent du temps ou un service était un dortoir et ou le patient occupé juste son lit et n’en sortait pas pour aller fumer avec sa bombone d’oxygene ( oui oui ca existe si un jour ca pete dans un hopital faudra pas se demander pourquoi !)

    De nos jours l’hopital publique manque de moyen c’est pas nouveau alors revons d’un hopital publique ou toutes les aides soignantes auraient la force de Teddy Rinner et la douceur d’une maman, ou tous les medecins aurait le sourire de george clooney et le genie de dc house, ou toutes les infirmieres seraient à votre disposition tel le room service d’un hotel car elles auraient moins de paprasses et moins de patients en charges! Un hopital où on te serve le plat de pasta de la mamma ou une soupe de vrais legumes, un hopital où l’apres midi on puisse sortir prendre l’air dans un vrai espace vert et pas un chantier géant, un hopital ou la télé ne couterais pas 5 à 6 euros par jours pour les JO en boucle, un hopital ou le stilnox ne serait pas la pillule obligatoire du soir. Un hopital de la dignité mais helas cet hopital ne se ferra pas en un jour, et ce n’est pas avec des ministres sortie de l’ENS sachant tres bien comptait leur sous mais ne s’étant jamais retrouver face à une vieille personne démente et grabataire les mains dans le caca que ca changera… Plus de dignité à l’hopital OUI mais arretons de jetter la pierre sur les porfessionnels de santé le probleme est plus haut.

    Pour ce qui me croirait pas sur ma description de l’hopital je vous invite à l’APHM hopital nord et timone.

  24. J’hallucine un peu quand je lis les troll à répétition de la part de gens qui sont censés être professionnels. Je dis bien censés, car qu’on ne soit pas d’accord est une chose, qu’on déverse son fiel avec tout l’ironie mordante dont la nature humaine peut-être capable me laisse juste perplexe.

    Je ne suis pas médecin, ni infirmière, mon domaine est fort loin du domaine médical, mais bordel, un peu de respect dans un camp comme dans l’autre ferait pas de mal.

    La réflexion n’est pas de savoir si oui ou non, une nouvelle chemise va coûter la peau du cul à la sécu, mais bien de montrer un malaise dans le milieu médical qui visiblement touche beaucoup de monde. On s’en fout de savoir combien ça va coûter, on s’en fout de savoir si y a tout un tas de trucs qui doit passer avant.

    Ceux qui sont contre, puisque vous jugez qu’il y a bien d’autres missions que le ministère public doit remplir avant, pourquoi vous, plutôt que de vous « cacher » derrière des pseudos, derrière vos claviers et vos écrans, vous ne la faîtes pas, VOTRE propre pétition, celle qui demanderait à l’opinion public de débattre sur toutes ces choses. Pourquoi vous ne prenez pas le taureau par les cornes, en disant : allez, on va nous aussi monter au créneau, sur un sujet qui nous tiens à coeur, qui nous semble plus important que celui-ci ? Pourquoi ne voit-on pas fleurir des pétitions sur le manque de moyens, le manque de lits, le manque de ceci, le manque de tout ce que vous jugez utile ?

    Toujours plus facile de critiquer que de mettre des actions en place.

    Je vois surtout ici des commentaires de gamins qui sont jaloux parce qu’un de leur collègue est sous les spots pendant quelques jours, de gens qui au final ont juste besoin de massacrer l’autre à coups de pompes dans la gueule pour exister.

    La pétition vous plaît pas ? Ouais et ? Qu’est ce qui vous empêche d’avoir un minimum de respect, un minimum de politesse pour ceux qui la signent et ceux qui en sont les investigateurs ? Qu’est ce qui vous empêche de rendre le débat constructif et non pas de troller comme les adolescent boutonneux qu’on trouve partout sur les forums savent le faire ?

    Un débat est lancé, qu’il ne vous plaise pas, d’accord. Mais à vous d’y participer, de contrer les arguments avancés par les votres, de construire vos idées et de dire pourquoi vous êtes pas d’accord. Pas de dire en face que ce sont juste des bandes d’abrutis qui n’ont rien compris à la vie parce qu’ils on

    Je crois que y a bien d’autres choses qui coûtent plus chères à la sécu (mais ça on en parle pas, des fois que les gens se rebellent) qu’un simple débat sur le port de la chemise les fesses à l’air ou pas (surtout, que, comme le suggère certains, je vois pas en quoi cela coûterait plus cher de mettre les boutons pressions sur le côté plutôt que derrière). La ministre va demander des idées ouais et ? C’est un début je pense, faut arrêter toujours de voir le mal partout. Et on a jamais dit que ça allait empêcher le personnel médical de rentre impossible toute manipulation, auscultation et tutti quanti. La preuve, dans d’autres pays, ça s’est fait, pourquoi pas en France ?

    Un débat n’est constructif que si on apporte des arguments solides, que ce soit dans un camp comme dans l’autre.

    Je précise également, que je n’ai pas signé la pétition, bien que sur le fond, je suis d’accord avec elle. Disons juste que l’idée de devoir m’enregistrer obligatoirement pour signer un truc m’a toujours fait tiquer.

  25. Je pense que le gros problème concerne les blouses « fesses à l’air » à usage unique en « papier » qui sont utilisées pour le bloc opératoire et les patients venant pour un geste sous anesthésie locale et qui déambulent. Le dernier modèle dans le CHU parisien où je travaille est devenu totalement transparent outre le fait qu’on y transpire rapidement – et là le personnel lui-même est choqué. Les « chaussons » tout plastique des opérés sont aussi une honte. Le modèle d’hospitalisation en tissu à fleurs est un moindre mal; il suffirait de le rallonger et d’y ajouter effectivement quelques pressions supplémentaires ou un bon zip d’un modèle pratique (se fermant devant?).

  26. sur les chemises de l’hôpital, je peux en dire des tonnes. J’ai été patiente pour les naissances de mes enfants. Alors les fesses à l’air quand on accouche : une évidence!! pour mon ainée, accouchement normal, je suis encore dans la salle d’accouchement quand on m’enlève la perf, qu’on me fait une toilette et que je suis rhabillée normalement. Pour le second, césa en urgence sous AG. Au début, pas de soucis, je reste 18h en salle de réveil par manque de place à la mater. Faire un premier lever les fesses à l’air avec des soignantes (femmes) de mon âge, aucun soucis. Une fois dans ma chambre, je comprends une chose : je suis une post-OP. Donc, si je n’exige pas qu’on m’enlève la perf (laissée pour une raison louable : les traitements anti-douleur), et si je ne m’habille pas moi-même; je vais rester dans ma chemise un moment!
    L’autre version : je suis soignante dans ce même hopital, en gériatrie. Le manque de dignité lié à ces chemises prend tout son sens. Parce qu’évidemment, laissé des personnes âgées dépendantes en chemise a ses avantages : si ils se souillent, s’arrache la perfusion, se renversent à manger… ils sont vite changés et ça évite l’entretien du linge à des familles déjà bien sous pression. Outre la depersonnalisation qu’entraine cet uniforme (combien de fois on se surprend à penser : qu’est ce qu’il est élégant habillé, qu’est ce qu’elle fait moins malade ainsi…). Comment peut on placarder partout la charte du patient hospitalisé quand on impose ces tenues ridicules à des patients âgés, diminués, souvent avec des troubles cognitifs, voir déments. Nous sommes responsables de leur dignité et de leur pudeur car ils n’ont bien souvent plus les moyens physiques ou cognitifs de les assurer. Je m’arrete là mais pourrai continuer longtemps. J’ai biensur signer la pétition. Un bémol : notre CHU met à notre disposition des pyjamas deux pièces… quand même!

  27. Ping : Dignité : mes fesses > Le Conseil Départemental du Doubs 25

  28. infirmiere en surveillance continue reanimation comme faire lorsque nous prennons en charge des patients sedatés, ventilés, scopés, porteur de voies centrales et catheter arteriel en femoral de sonde urine, de drain et j’en passe et des meilleures peut être ne faut il pas genraliser non plus dans certain service cet tenue est indispensable a une meilleure pris en charge des patients. alors oui dans la majorité des services ce tenues semble passé de mode et je suis d’accord mais dans certain service cette tenue est indispensable. pour repondre a WOnderfulland qui semble en colere aprés l’hopital encore une fois arretons de faire de nos experinece personnelle des généralité tout les soignant ne sont pas de vieux dragon en puissance qui maltraitent les patients. alors pendant que le dimanche certain font la grillade autour de la piscine en famille certain d’entre nous se fond incendier parce que la bouffe est degueu il fait trop chaud la tele ne marche pas pensez vous vraiment qu’un petition fera changer les choses si nous n’avons pas le soutiens des patients …

    • On est bien d’accord que dans certains cas, la chemise d’hopital est nécessaire, et la réa/SI en fait partie, évidemment!
      On parle des patients capables de se lever et de déambuler là.

  29. Bonjour
    Je ne travaille pas en milieu médical et n’ai aucun lien d’aucune sorte avec des professionnels
    Mais il y a quelques années, lors d’une visite à une partente en maison de retraite, à l’étage de ceux qui « ne descendent pas », j’ai pu voir deux dames affublées seulement de cette chemise, déambulant dans les couloirs. J’ai été choquée non pas de les voir, mais de voir qu’elles n’avaient rien d’autres sur le dos.
    Ces chemises sont pratiques pour habiller et examiner des patients malhabiles, handicapés, aux mouvements difficiles. Mais gare aux dérapages : mettre le dentier et les lunettes dans un tiroir hors de portée, les pantoufles bien loin sous le lit, la perruque dans la salle de bain, la robe de chambre dans le placard, ces chemises qui ne cachent rien : tout cela part d’un bon sentiment mais peut faire beaucoup plus de mal que de bien à ceux qui justement ont le plus besoins d’attentions.
    Trouver son parent en pleurs parce qu’il ne peut pas se couvrir, ne peut pas manger ou ne voit rien, est-ce bien digne de la médecine moderne ?

  30. Bonjour! Pour le sondage, en 2001 (j’avais 16 ans) je me suis fait enlever les dents de sagesse à la clinique du Chesnay (78) sous anesthésie générale. Avant l’opération, on m’a mise dans une petite pièce pour patienter un peu, me déshabiller… et enfiler une blouse ouverte aux fesses sans rien dessous. Problème : j’ai eu envie d’aller faire pipi avant l’opération et les toilettes étaient à l’autre bout du couloir, qui était plutôt passant ! J’avais donc tenu la blouse tant bien que mal dans un exercice de contorsion ridicule…
    J’avoue ne jamais avoir compris pourquoi le chirurgien avait besoin de voir mes fesses pour m’opérer des dents ?

  31. Dentiste ayant été hélas de l’autre côté du bistouri et de la seringue, j’ai connu ces merveilleuses blouses et je les ai bénies. Car avec quelques morceaux d’intestin en moins et une belle laparo, j’appréciais de ne pas avoir de mouvements à faire pour ma toilette. Les aide-soignantes étaient d’ailleurs très attentive à ma pudeur en couvrant les zones qu’elles ne nettoyaient pas. Et pour la mise au fauteuil ou les premiers pas, me donnaient une seconde blouse enfilée comme un peignoir. Pour ceux qui réclament des sous-vêtements au bloc, qu’ils se renseignent sur les maladies nosocomiales…

  32. Ah, je ne sais pas si ce message a encore une chance d’être lu, mais puisque je suis là, et puisqu’il est question de dignité du patient, autant le poster.
    Moi, je m’interroge non pas sur la coupe d’une blouse, mais sur son absence, quand je vais chez le gynécologue. Outre le fait que c’est un examen stressant, de par sa nature, de par ses enjeux (dans mon cas: savoir si j’ai un cancer ou pas, dans d’autres cas, savoir si on peut ête mère ou pas…), c’est aussi un examen humiliant, et pas seulement parce qu’il faut laisser manipuler, par un étranger , parfois au prix de la douleur, notre part la plus intime. L’humiliation vient de ce qu’on est entièrement nue, et qu’on n’a pas le choix, parce qu’il faut aller vite, parce que dans un quart d’heure on doit avoir laissé la place à une autre, qui sera suivie d’une autre encore. De quart d’heure en quart d’heure, on se déshabille, entièrement. Les trente secondes qui permettraient de passer une blouse d’examen (même celle de l’hôpital conte laquelle une pétition est en ligne), de garder un peu de dignité, de se sentir un peu moins démunie, un peu moins vulnérable, nous n’y avons hélas pas droit. Pourtant, en Suisse et dans les pays anglo-saxons, aucun gnécologue n’aurait l’idée de faire subir ce genre de traitement à sa clientèle. Mais il faut croire que dans notre bonne vieille France, pays de Knock, le praticien soit encore tout puissant, tellement puissant que nulle femme, nulle association féministe, n’a encore songé à remettre en question le fait d’être nue devant son gynécologue. Mais du moment qu’on signe le chèque en sortant du cabinet, c’est sans doute que le travail a été bien fait…
    Iris

    • Ah mais si!
      Mais si c’est lu, et mais si on peut faire autrement!
      Devoir se déshabiller entièrement pour un examen gynéco, c’est médicalement non nécessaire, c’est de l’abus de pouvoir pur et simple de la part du médecin. Faut refuser. Ou choisir des praticiens (gynéco, sage-femme, généraliste) compétents ET qui respectent leurs patientes.
      et je pense que ce billet de Borée http://boree.eu/?p=1426 peut vous intéresser!

  33. Bonjour Farfadoc, si seulement vous pouviez lire mon commentaire…! Je suis infirmière en formation IBODE (bloc opératoire) et je fais mon mémoire sur la pudeur du patient au bloc.
    J’aimerais bien savoir combien de signatures avez-vous récolté au final? l’objectif était de 10000, l’article disait 2300 en 2012… avez-vous plus d’infos? Merci beaucoup!

  34. moi specialement je comprend pas se debat sur ses chemises,elle ne servent que lorsque l’on est allité suite a l’operation,des que l’on peut se lever on mais une tenue adapté,pyjama ou affairesde villes,je suis ete operé plusieur sur le chu a lyon en orthopedie a chaque fois j’ai eu cette chemise en etant nu dessous ca m’a posé aucun probleme,je comprend pour l’avoir vecu que c’est mieux pour les soins,a plusieur reprise la chemise m’ a ete enlevé avant de rentrer aux bloc et apres l’operation on ne me l’avait pas remise aux moins deux fois,j’ai passé la nuit sans rien
    c’est aux patient des qu’il peut deambuler normalement d’adapter sa tenue,

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